° Chocolate °

message rapide

le 03/08/2008 à 00h07

Eh bien, j'ai finalement recu des nouvelles de cette maison d'édition ! C'est un non, on m'a conseillé une autre maison (comme c'est gentil!) parce que mon texte n'aurait sa place nulle part dans leur catalogue, en fin de compte. Bah ouais... en tout cas, bref. C'est pas grave. Qui arrete de respirer quand il recoit un petit coup dans la poitrine ? On a besoin d'air pour vivre, moi j'ai besoin de mes mots. Eh puis je m'étais dit que lorsque je receverai ma lettre, j'arreterai ce blog. Lexode, c'est bien, mais c'est restraint et peu pratique pour moi. Au revoir, donc ! C'était quand meme bien ici. :)

On parle pas de ces choses-là

le 15/07/2008 à 19h25

 


_ On parle pas de ces choses-là _


Le mardi 15 juillet 2008


 


Hier, je zappais, il était plus ou moins tard, et mon pere (qui n'a rien de mieux a faire que de regarder la télé a la journée longue) a décidé de venir écouter la télé avec moi. À un moment donné, il a dit: '' Attend, attend, reviens.'' Je suis revenue. Y'avait un présentateur veston-gravate et mon pere a dit un truc du genre: '' C'est un pédé !'' Déjà j'ai horreur de cette expression, ça me met dans un état ! J'ai dis avec dédain: '' de quoi tu parles?'' et il a répondu que le type il avait un mouchoir rose dans la poche de son veston. J'avais meme pas remarqué ! Putain, il avait rien son mouchoir, il était tout beau, tout propre, bien plié, bien présenté, le type était tout chic, quoi. Et mon pere, il voit un mouchoir rose et là, équation facile: C'est un 'pédé' ! Je me suis énervée, je pari qu'il a meme pas remarqué, il voulait absolument continuer a voir l'homosexuel qui n'en était meme pas un, d'ailleurs.


Je sais pas, depuis que mon pere reste a la maison, il n'énerve de plus en plus. Je pourrais énumérer tout ce qui me GRRRRRRR chez lui, mais ca serait bien inutile. Mais en gros, il devient vieux, il est intolérant et insulte tout ce qui bouge. Une fois, je lui ai dit: comment tu peux avoir un tel comportement envers l'homosexualité alors que t'as fait ta carrière a lutter contre le racisme?' Et d'ailleurs, la encore, j'étais gentille, quoi. Lui, ce qui l'intéressait, c'est les droits des Noirs, après ça, il s'en foutait un peu. Je lui ai dit ça (avec un peu plus de tact...) et bien-sûr il a renié comme un gros con.


Moi, j'ai passé l'étape du ''Oh, papi va m'aimer peu importe ce qui m'arrive'' et tout ce non-sens. Un jour, on a eu une conversation (un peu anodine, genre débat qui mène a rien) sur l'homosexualité, j'ai essayé de le comprendre, et il a même pas voulu tenter de comprendre l'homosexualité alors je lui ai demandé: ''Et si un jour [mon frere] ou moi, on t'annonce qu'on est homosexuels, tu vas nous renier?'' Et il a dit aussitôt, fortement : ''BEN OUI!!'' À l'époque, ça m'avait pas vraiment atteint, je ne me considérait pas lesbienne, je pensais pas a ces choses-là, quoi, je me disais, mais oui, mais oui, j'aime les hommes, Brad Pitt est beau et blablabla...


Je dirai jamais à mon père que je suis lesbienne. J'irai rejoindre mon frère en Ontario, je finirai mes études a l'Université d'Ottawa et j'appelerai mon père une fois de temps en temps pour lui dire: '' Ah oui, mon 'copain' et moi, ca va bien...'' Et a Noël, j'inventerais des excuses bidons du genre: ''Oh, il est malade'' ou bien '' Il a eu un accident de voiture, il est cloué a la maison...'' Dans le fond, je sais pas pourquoi je me donne tout ce mal pour cacher ça à mon père. Sûrement parce que je suis jeune, je vis sous son toit et j'ai pas envie qu'il me jette dehors. Mais et quand je partirai ? Quand je partirai, même s'il décide de me renier, je veux dire... tant pis pour lui, non? Qu'est-ce que je peux faire d'autre ?


Quant à ma mère, je pense qu'elle continuerais à m'aimer, mais qu'au fond d'elle elle serait décue. Elle veut être grand-mère et j'arrête pas de lui dire que j'aurais JAMAIS d'enfants (ou bien que j'adopterai, et ca ne lui dérange pas, l'adoption... c'est l'adoption quand y a deux mamans ou deux papas qui la dérange...). Elle m'aimerait parce que je suis sa fille, et c'est tout... Mon frère, lui, je sais pas. On parle pas de ces choses-la. Je suppose juste que ca ne le dérangera pas.

Tags : homosexualité, racisme, société, solitude

Le Bal

le 24/06/2008 à 14h28


Le mardi 24 avril 2008, 8h50


_ Devinez qui est allée danser au bal ? _


Toutes les demoiselles étaient tellement belles dans leurs robes. Et dans une promotion de presque 500 élèves (oh oui, qu'est-ce qu'on est gentils pour s'être supportés pendant 5 ans!), je n'ai repérer que deux robes identiques. Pas pire, quand même. Y'avait cette fille qui a décidé de se mettre en smoking et pendant qu'on attendait nos plats, c'était le sujet de conversation (après le traditionnel: "est-ce que vous réalisez qu'on est au bal ??!!!!!!), à savoir si elle était lesbienne et pourquoi, dans ce cas, elle serait sortit avec l'un des deux gais de l'école et bla bla bla. Je m'en foutais un peu. Je comprend pas pourquoi, dès qu'il est question d'homosexualité, les gens ont font tout un plat. Pauvre S. Moi, je la connais depuis le primaire et quand j'y repense, oui, c'est une équation logique. Mais en même temps, avec D et E qui ont respectivement fait leur comming out l'année dernière et au début de cette année, tout le monde se demandait si S allait être la prochaine, la troisième lesbienne de la promotion et tout (après deux filles dont je ne connais pas le nom). Mais en même temps, c'est peut-être se qu'elle voulait, quoi. Est-ce que c'est écrit "Lesbienne" sur mon front ? Non. C'était pas trop mon intention non plus.


Bref. On nous a servi du canard et de la Pintade fermière (peut importe ce que c'est). C'était sur le toit d'un Hotel chic, y'avait la piscine, les chambres à 60$ par personne qu'un groupe s'était offert. C'était bien drôle. Soudainement, toutes les filles étaient les meilleurs amies du monde, à se complimenter sur leurs robes, leurs coupes de cheveux, leur maquillage et leurs souliers. C'est étrange comment devoir se dire adieu rend les gens plus proches.


Il devait y avoir trois après-bal d'officiellement organisés par les élèves et bien sûr, à côté, y'avait ceux qui n'y allaient pas, ceux qui faisaient ça en privé et ceux qui le faisaient un autre jour (tiens, c'est bizarre, ça). Et cet été, je vais passer les deux mois à me stresser pour le CÉGEP. C'est un mal nécessaire, j'imagine.

Graduation

le 19/06/2008 à 19h42


Le jeudi 19 juin 2008, 13h49


_ Graduation _



Cérémonieusement, nous avons placé le tordon du côté gauche. Nos familles avaient toutes une larme à l'oeil. Mes parents étaient fiers, mais comme il y a eu mon frère avant, c'était un peu du déjà-vu pour eux, mais quand même. J'avais la gorge serrée, mais j'étais heureuse. La directrice a pronocé quelques derniers mots et VLAN! tous les chapeaux se sont envolés sous les cris, les exclamations, les applaudissements. C'était très fort.


Enfin, je suis diplômée.


Fini le secondaire. Je marche vers le CÉGEP. C'est officiellement l'été pour moi. J'ai commencé ma recherche d'emploi il y a quelques temps. On arrête pas de nous dire: vous êtes dans le camp "ennemi" maintenant, vous êtes adultes. Je suis plutôt contente d'être sortie de ce trou sombre. Y'en a qui pensent que l'adolescence, c'est la plus belle période d'une vie et moi j'ai toujours trouvé que la vingtaine était un truc que je voulais vivre au plus vite et pleinement. Mais bon, j'ai pas encore 20 ans. Mais ça viendra. A un moment, j'étais plus trop sûre. Mais maintenant, ça va mieux. J'aurai 20 ans. C'est comme une certitude tout à coup. Une merveilleuse certitude.

Tags : secondaire

crise d'angoisse

le 31/05/2008 à 01h28

_ Crise d'angoisse _


Le vendredi 30 mai 2008, 19h28


 


J'ai présenté l'auteur. Éric Emmanuel Schmitt est né a Lyon ou quelque chose comme ça. La prof de français s'est exclamée d'un ton faussement détaché (parce qu'évidement, c'est de là qu'elle venait): «Ahhhh! Lyon ! Quelle belle ville ! hihi». J'ai souri et ai continué. Plus tard, j'ai pensé à Lyon, à l'Europe et à un reportage que j'avais vu l'autre jour sur les voyages linguistiques là-bas, là bas très loin d'ici. Dans ce reportage, on parlait des lycéens qui faisaient des voyages ailleurs en Europe pour apprendre d'autre langues. C'est drôlement pratique, non ? Tu fais tes valises et hop, t'es «à côté» à te plonger dans une vie nouvelle le temps d'un moment, dans un bain germanique, asiatique ou latin, mousseux à souhait. Bah ouais, vous allez dire « Mais c'est quand meme pas gratuit les séjours linguistiques!» Oui, oui, je sais. Mais quand meme. Ici, c'est plutôt limité. Il y a l'anglais à côté, oui, mais à part ça... D'ailleurs que le choix se limite au reste du Canada ou aux USA. Et comme le Canada et les USA, c'est pas mal semblable côté style de vie, c'est pas le dépaysement qui va me jeter parterre, hein. D'accord, il y a toujours l'espagnol au Mexique, mais ça commence à être loin, un peu...


Moi, j'ai des envies de partir. Voir du neuf. Du différent. Totalement. Justment, l'autre jour, j'attendais l'autobus sur René Lévesque et en file, il y a une Québecoise avec des paquets de chez IKEA, un Chinois qui lit son journal chinois et un anglophone au téléphone. Pis y'avait moi. Pis je me suis dit que c'était beau, René Lévesque à l'heure de pointe, tout près du quartier Chinois et du monde des affaires. Mais le Québec, c'est le Québec, quoi. J'ai envie de voir autre chose. Des vacances. Les Pyramides, les chameaux, le Big Ben, la Tour Eiffel (et j'en profiterais pour demander un yogourt dans une épicerie, juste pour voir la tête du commis!!!!), un peu d'Allemagne, de Suède, de Russie, d'Asie... Ici, on est tout isolés avec les Américains des deux côtés. L'australie, c'est loin, l'Afrique, c'est loin, l'Europe, c'est loin, l'Asie, c'est le bout du monde......


Bon, c'est décidé. Demain, je pars pour une réserve amériendienne (je trouve ca dégueulasse ce mot. Réserve. Dire qu'ils étaient là avant...) Par où commencer ? Akwesasne ? Ou bien Ekuanitshiht ? Kahnawake...? Ah non, ca va pas bien en ce moment dans ce bout-là avec le prolongement de l'autoroute 30. On est comme ça, les Canadiens. On s'étend, on s'étend et on les repousse encore et encore... Bientot, je me mets à la défense des droits des Amériendiens. Mmm.... Il faut absolument apprendre l'Inuktituk pour ça un bien francais ça passe ?


Toujours rien des maisons d'éditions et je me mets a spéculer, halluciner, inventer, tourner, perdre la raison, tomber.....

Tags : Canada, écrivain, Montréal, Quebec, société

CÉGEP

le 01/05/2008 à 21h40


_ Direction: Tombouctou_


Le dimanche (quoi, déjà dimanche ????!!!!!) 4 mai 2008, 11h14


J'ai été acceptée au CÉGEP de mon choix, les amis. Et dans le programme de mon choix aussi. C'était mieux parce que j'avais fait aucune autre demande ailleurs. Je doute. J'ai toujours été au privé, toujours en français. Dans le système privé, on est tous à dire: "Oh, les gens du public sont comme ça, et comme ci". Je sais que c'est généralisé et tout, mais bon, je sais pas vraiment comment ça se passe dans ce système-là, ça m'effraie un peu. Et en plus, je vais me retrouver dans une autre langue et tout et oui, même si j'ai de la famille en Ontario et au États, ça fait pas de moi une anglophone (pas même bilingue !) Bon, okay. Je me sous-estime peut-être. Je sais plus. J'ai peur de me retrouver seule pendant deux ans, j'ai peur d'être une espèce de chose louche... Tiens, c'est drôle à dire ça.


Bref. Je pensais à ça et même si je veux plus que tout pouvoir m'intégrer comme il faut et rapidement à mon nouveau milieu, je me demande elle est où la limite entre la volonté et la capacité. Et si j'étais incapable de quoi que ce soit ? J'ai fait pas mal de cauchemars. J'étais à mon CÉGEP et tout et là, il y avait quelqu'un d'intéressé qui arrivait et qui me parlais et aucun son ne sortait de ma bouche. Plutôt terrible. Ça a l'air de rien, mais je jure, je me réveillais avec le coeur qui palpitait. Bien sûr, tout le monde est un peu stressé et tout, mais disons que pour certaines personnes, ça sera toujours plus facile parce qu'elle sont plus sociables, plus extraverties, plus à l'aise... Et déjà, moi je vais être la petite francophone nowhere... Dans ces situations, on a toujours envie de se tourner vers ce qu'on connait et tout, mais j'ai pas trop envie de me retrouver avec d'autres francophones qui vont juste me parler français. Le but, c'est de perfectionner mon anglais, quoi. Sinon, j'aurais tout aussi bien aller à Bois-de-Boulogne ou André-Grasset ou quoi. Mais en même temps, je me sens pas trop rassurée de me retrouver au milieu d'un groupe d'anglophones que je ne comprendrai pas. Mais bon, on est quand même au Québec, et tout le monde ou presque parlera aussi français, quoi.


Donc là, pour le moment, je me dis: autant utiliser le français comme un outil pour rencontrer plein de gens. "Comment on dit telle chose en anglais ?" " J'ai pas compris le travail à remettre, tu peux me l'expliquer ?" "Riez pas de mon accent !!!" Hum, ça va être beau. -_-' Donc là, tout le monde se passe le mot: le mieux, c'est d'écouter la télé en anglais. Mais moi, l'accent américain, il y a plusieurs passages que je comprends juste pas. Mais bon, pas de panique. Pour le moment, j'ai un rendez-vous cet été pour mes choix de cours et de mon horaire, et dans quelques temps, j'ai un test d'anglais à passer pour qu'on puisse me classe dans une catégorie à mon niveau et tout... Ça devrait bien aller. Je veux juste que l'été arrive et que je quitte mon école secondaire de cul pour toujours. Bon débarras.


Sinon, j'ai décidé d'aller au bal de finissants, L a commandé sa robe chez une couturière privée, j'ai acheté la mienne lors d'un voyage à New York, il ne manque que le sac et les souliers. On va avoir l'air d'un beau petit couple de lesbiennes. C'est cool, on va pouvoir se toucher toute la soirée... En tout cas, je suis pas trop du style à aller dans ces trucs là, mais disons que je me force un peu, question de pas devenir grincheuse à 30 ans, vous voyez ? C'est profondément nul. Donc là, c'est la follie à l'école pour l'après-bal et tout, la location de limos, de Hummers et de motos. Distributions de fausses cartes pour entrer dans les bars, guerres à celles qui auront les mêmes robes, locations de toges pour la remise des diplômes, achat des mortiers, de robes pour la soirée et un max de photos. Il reste un peu moins de deux mois. Parmi tout ça, examens du ministère (jeudi, je suis arrivé en retard à l'examen de français ! Pouvez-vous croire ça ? Je devais être la seule fille de 17 ans ailleurs que dans une salle de cours à 8h20 au Québec entier !) C'est bien drôle. J'ai juste envie de tout lâcher et de m'exiler à Tombouctou. Qui viens avec moi ?

Quand la fin approche

le 16/04/2008 à 21h14


_ Plus la fin approche et plus je me dis que... _



Le mercredi 16 avril 2008, 15h40



Les choses changent toujours. Ça a toujours été comme ça, mais chaque fois, ça me rend un peu (beaucoup...) triste. J'arrête pas de me plaindre, oui, je sais, contre pas mal de trucs, comme mon école secondaire et tout. J'arrête pas de me demander ce que je fais avec L, et non, bien-sûr, je ne la déteste pas (j'ai pas mal de difficultés à détester les gens...). Et là, il y a M qui... en fait c'est plutôt compliqué, mais en gros, plus la fin approche et plus je me dis que malgré tout, L me manquera quand tout sera fini. Et plus je me dis que ce cours de je-ne-sais-quoi n'est pas une si mauvaise idée que ça finalement... En fait, peut-être que j'ai simplement peur de tout quitter, comme ça, d'un coup, même si c'est ce que je disais que je voulais. Peut-être que j'ai simplement envie d'avoir quelque chose à quoi me raccrocher. Mais non, ça ne peut pas être que ça, j'ai aussi envie que ça dure entre nous. Pouvoir compter sur elle, l'appeler, la voir et tout... Et voilà que je me mets à devenir sentimentale. 

Vendredi tranquille

le 05/04/2008 à 01h14


_ Vendredi tranquille _


Le vendredi 4 avril 2008, 19h15


Vendredi tranquille ce soir pour moi (mais la fin de semaine sera chargée...). Il neige, je me sens épuisée et j'ai juste envie d'écouter un petit film tranquille, enfouie sous les couvertures, a manger des chocolats (mais non, pas de peine d'amour, juste une envie de sucré XD ) . Ça fait longtemps que je n'ai pas fait d'articles. C'est pas que je n'ai plus rien a dire. C'est juste que moi et l'internet, vraiment........ Il y a des tas de trucs qui se sont passé, mais le temps que je trouve un ordi pour tout écrire, j'étais déja plus dans le mood. Bref. Aujourd'hui, ça va. Quelques mauvaises expériences, comme L qui me dit soudainement a propos de ce cours qu'on voudrait prendre ensemble au CÉGEP dont je vous parlais la dernière fois: «Hé, on prend pas le baladi. » Je l'ai regardée, ai réfléchi un peu (je sais bien ou elle voulait en venir), puis « Pourquoi pas ? C'est beau, le baladi. » m'a semblée la meilleure réponse. Elle a dit: «............................. C...... C'est pas chill le baladi. » M est arrivée, je lui ai demandé ce qu'elle pensait du baladi, tout de suite son visage s'est illuminé: « C'est tellement hot, le baladi!!! » En guise d'emphase, elle a improvisé un petit mouvement de hanche et de bras. « Tu vois », ai-je dit a L d'un ton entendu. Et puis elle a dit une stupidité du genre: «... Mais !!!!!! C'est des arabes !! » Et la, comme j'ai pas un tempérament très explosif, j'ai dit sèchement: « Et ? Qu'est-ce que ça fait, genre ? On s'en fout. » Et je m'en suis voulue d'avoir ajoutée ce « genre » perdu et complètement laid au beau milieu de ma phrase, comme une ado incapable de s'exprimer correctement. M'enfin, bref. J'ai compris qu'avec L, il y a rien a faire. Elle a un problème avec les arabes et est trop tête enflée et orgueilleuse pour se pencher sur elle-même. C'est pas correct, ni okay, ni rien, c'est juste ca qui est ca. 


Deuxième expérience désagréable a l'école: Cloche du dîner, direction mon casier et tout et c'est la joie, enfin, je veux dire, ça va quoi, ça a jamais été incroyablement palpipant de marcher dans un couloir bondé. Bon, je marchais, donc, et un groupe de trois gars de secondaire 4 tournent au coin d'un couloir et j'entends : « Juste, genre, pourquoi toutes les Négresses de la Terre... » Encore heureuse de ne pas avoir entendue la fin. C'est comme une claque, ça. Je pense a tout et a rien, ça va bien et j'entends ça sorti de nulle part. Des fois, j'ai l'impression que les gens sont pas au courant, mais « Négresse » est très péjoratif (et de toute facon, le type avait pas l'air de dire ça comme un compliment. Il savait, donc. Moindrement, peut-être. Et puis pourquoi je le défends, ce con ?). Pour ce qui est du « ... de la Terre. », il sous-entend une généralisation extrême. Je sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, c'est deux éléments mis ensemble forment un propos raciste.  Quand je pense que c'est ça la jeunesse... C'est juste en secondaire 4, ça a a peine 15-16 ans et ça part avec ça comme bagage pour commencer dans la vie. Ça déprime totalement. Je veux dire. Je suis peut-être susceptible, oui, je renie rien, mais quand même. C'est plus possible de marcher dans la rue sans entendre des propos racistes et ignorants ? J'en ai vraiment marre. Pourquoi tout est noir, blanc, arabe, asiatique, latino, ect, ect. Pourquoi tout n'est pas juste... humain, quoi. Juste humain. Vous savez... Ce truc qui marche, qui rie et qui pleure, parfois.... Je dis ça, mais parait qu'il ne faut pas me croire. Parait que je suis si naive que ça crève les yeux. Moi je rêve d'un monde ou tout le monde s'aime, ou du moins que personne ne se déteste, un monde ou le respect regne et tout, ou l'argent ne séparerait personne, ou il n'y a pas la guerre... Je veux dire... Ça doit bien être possible, non ? Si tout le monde arrêtait de ce dire que ce ne l'était pas. Si on prennais la peine de s'y mettre, un peu. Mais oui, riez. C'est pas grave. Je m'habitue. C'est juste que... L'espoir fait vivre, quoi. Si je perds ça, je perds tout, jusqu'a ma vie............... Tiens, c'est comme un vilain cercle vicieux, ça.


A bientôt les amis,


P.S.: Mais ou sont les accents sur le u et le a sur cet ordi ??????  Putain que j'aime pas les ordinateurs, je le crois meme pas, c'est fou.

Tags : Amitié, racisme, secondaire, société

Nintendo

le 23/03/2008 à 23h43


Moi aussi j'ai eu la piqure. Vive Mario !


 

Les jours passent

le 06/03/2008 à 20h48


_ Les jours passent _


Le jeudi 6 mars, 14h49


J'ai quelques jours de congé. :) Je ne peux pas croire que c'est déjà jeudi. J'ai pas beaucoup écrit. Je sais pas, c'est temps-ci, mon bébé me donne mal à la tête. C'est normal je crois. Au bout d'un moment, on a toujours envie de tout lâcher et on se trouve plein de raisons: c'est pas bon, voire: c'est nul, ça n'a pas de sens, c'est sans intérêt, c'est pas vendable, c'est pas lisable... En ce moment, c'est plutôt un mal de tête du type "c'est trop compliqué". Tiens, c'est plutôt rare, ça. J'attends toujours des nouvelles de ma peut-être future maison d'édition. La directrice a dit qu'il fallait refaire tout le parcours, question de formalité... C'est profondément nul. Surout que j'ai relu un petit bout et déjà je vois des trucs que je changerais bien...


M'enfin bref. C'est les vacances et je réalise à quel point l'"amitié" est drôle parfois. Parce que bon, dès qu'on tombe en vacances, on ne se parle plus, on ne se voit plus, on vit chacune nos vies de notre côté. Je veux dire, elle habite à Montréal, c'est quand même pas la porte d'à côté... On a quand même quelques projets pour le post-secondaire. Prendre des cours de swing ou quelque chose de fou comme ça. On ira pas au même CÉGEP. Ça me fera du bien de tout repartir à zéro, même si sais bien que ça ne sera qu'à peine mieux. Plus les jours s'écoulent, et plus je me mets à paranoïer... Mais pour en revenir à ce cours de swing, on en parle, on se prépare, mais c'est une préparation toute molle, qui traîne... Ça serait facile, pourtant. On se rejoin à une station de métro, on va à notre cours ensemble, puis on passe la journée toutes les deux à se raconter comment vont nos vies d'étudiantes... Au fond, je crois qu'on a juste besoin d'avoir un truc du passé sur lequel se retenir une fois qu'on sera là-bas, juste parce que c'est reconfortant, quoi. C'est normal. Ce qui est pas normal, c'est qu'on est passé cinq ans ensemble sans jamais aller plus loin que "Ça va ? - Ouais. -En math, ça va ? -Le prof est pédophile, mais ça va. T'as-tu entendu telle chanson, elle est bonne en sale! - Ouais, ouais. Je vais voir un tel en concert. - Cool..." Etc, etc. Je trouve ça profondément nul, c'est pas possible...


Je veux pas me vanter, mais elle s'en fout de ce que je fais, de ce qui m'interesse, alors que moi, je me tue à l'encourager, à la supporter, à être intéressée, quoi. C'est juste qu'avec elle, tu peux juste pas faire un truc qu'elle ne fait pas. Et si elle le fait aussi, il faut qu'elle soit meilleure, sinon, oublie ça, ma vieille. Un jour, je lui ai dit: "Ouais, L, c'est pas la modestie qui t'étouffe!" et j'ai réalisé que ça la plait bien d'être comme ça. Son complexe de supériorité lui donne confiance en elle. D'un côté, je suis contente pour elle. Moi, de l'estime de moi, j'en manque cruellement. Mais même ça, je ne peux pas lui en parler. Non, faut pas croire: j'ai bien essayé, le résultat était... n'en parlons même pas. C'était des soupirs exaspéré, des "franchement !", de l'incompréhension, quoi. Je me serais même contentée de si peu que d'un minable "Ça ira mieux, tu vas voir" qui ne viendrait même pas du coeur. Au point où on en est...


Pour toutes ces raison, je dis qu'il ne reste qu'une soixantaine de jours avec le CÉGEP. Allez: ça ira mieux, vous allez voir...

Tags : adolescence, Amitié, CEGEP, Montréal, solitude

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